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7 signes que vous n’êtes pas dans votre féminin sacré

En tant que femmes, beaucoup d’entre nous pensons encore que la féminité est extérieure, demeurant étrangères à toute notion de spiritualité et nous comportant comme des rivales en quête perpétuel de validation. En s’éveillant au féminin sacré, nous pouvons cependant connecter la puissance de l’énergie maternelle et créatrice qui épanouit notre être de façon infinie. Etes-vous dans cette énergie ?

Nous mettons du temps à trouver notre place dans ce monde, et nous mettons certainement encore plus de temps à la trouver en tant que femme… J’ai toujours pensé qu’il n’y avait de ce fait rien de plus compliqué et de plus fantastique à la fois : être femme. Surtout lorsque nous sommes cruellement privées de modèle féminin comme de nombreuses jeunes filles aujourd’hui, et que nous nous en remettons naïvement à ce que la société, l’éducation, l’école, ou encore la religion nous dictent… Autant d’institutions diffusant un énorme malentendu sur la féminité, nous faisant croire entre autres que la femme a besoin de jouer de ses attributs pour obtenir ce dont elle a besoin, ou encore qu’en étant sexy elle aura l’attention des hommes et par conséquent sera aimée.

Mais la « vraie » féminité, dans le sens sacré et divin du terme, ne se porte pas en bandoulière ou sur les lèvres. La vraie féminité, c’est la force, l’énergie créatrice divine. C’est à dire l’Amour – pas dans le sens romantique du terme, dans le sens inconditionnel – la compassion infinie et encore la beauté.

Nous avons tous cette incroyable énergie en nous – y compris les hommes – mais peu d’entre nous vivent dans ce féminin sacré. Et tant que nous continuerons d’ignorer ce potentiel dormant en chacune de nous – et que les hommes ne connecteront pas leur dimension sacrée non plus – nous resterons emmurées dans nos vieux carcans, ni libres, ni heureuses, ni épanouies.

Voici les signes qu’en tant que femme, nous ne sommes pas dans notre féminin sacré :

1/ Nous croyons que la féminité est extérieure

Beaucoup d’entre nous pensent que pour être estimées dans un monde de durs à cuire, où règne la loi du plus fort, il faut  soit se comporter comme un homme – certaines d’entre nous ont de ce fait tiré un trait sur toute forme de féminité physique pour devenir ce qu’on appelle des « garçons-manqués » – soit, au contraire, utiliser uniquement le physique pour exprimer une féminité incomprise et confondent tragiquement sensualité avec vulgarité. Nos deux polarités souffrent par conséquent d’un puissant déséquilibre.

Il fut un temps – et parfois encore – où j’étais moi-même en permanence dans le conflit et les relations de force, pensant à tort que cela me rendrait plus forte et que je reprendrai ainsi le pouvoir. Au final, la seule contre laquelle je me battais c’était moi-même, bafouant une douceur infinie qui ne demandait qu’à s’exprimer.

La féminité est intérieure : quand nous faisons preuve de compassion, quand nous aimons de façon désintéressée, comme une mère, quand nous sommes dans la créativité, la sensibilité et l’intelligence émotionnelle, quand nous sommes à l’écoute et consolons notre prochain, quand nous soignons autrui, quand nous rions spontanément, quand nous dansons et sommes sensuelles – et non sexuelles… C’est un cheminement intérieur, parfois douloureux, qui remet totalement en question notre façon d’être dans le monde.

Nous n’avons plus besoin de nous comporter comme des hommes ou des être ultra sexués pour trouver la paix

2/ Nous pensons avoir besoin des hommes pour aimer notre corps

L’usage des réseaux sociaux à notre époque le démontre parfaitement : notre génération et la nouvelle n’ont pas peur de renier leur personnalité dans le seul but d’approcher ce que nous pensons être la perfection – perfection malsaine, puisque basée sur des critères tels que la maigreur, l’acharnement physique et le culte de soi – afin d’obtenir l’approbation d’autrui, hommes et femmes confondus.

Nous obéissons donc bêtement à de nouveaux codes et reproduisons ce que nous voyons dans les media, persuadées que c’est ainsi que nous tirerons satisfaction de ce corps dans lequel nous vivons. Certes, nous récolterons peut-être quelques compliments en chemin, mais par qui ? Des hommes et femmes perdus tout comme nous, en travestissant ce que nous sommes au fond de nous-mêmes qui a bien plus d’éclat et pas besoin d’être approuvé par qui ce soit.

Nous devons apprendre à accepter notre corps tel qu’il est, magnifique, et le traiter comme une enveloppe sacrée, sans oublier par ailleurs que pour y avoir droit de cité, il faut le mériter… La femme n’a pas besoin d’être homologuée par l’autre sexe, ni même par le sien, pour aimer son corps. Nous devons apprendre à vivre sans l’approbation et le regard des autres.

3/ Nous sommes en compétition avec les autres femmes

Une nuit, alors que j’étais en Inde, j’ai fait un rêve troublant : je croisais par hasard la nouvelle petite-amie d’un ex avec qui j’avais eu une relation courte mais très tumultueuse. Elle portait mon pull-over et, prise de jalousie, je sentais la colère monter en moi. Alors que je m’apprêtais à me jeter sur elle pour le lui reprendre, je me suis soudainement arrêtée et, avec tendresse, l’ai prise dans mes bras pour finalement de l’emmener loin de son bourreau. Au réveil, j’ai compris que ce rêve m’avait montré la voie vers la connexion avec les autres femmes…

Lorsque nous sommes dans notre féminin sacré nous sommes solidaires entre femmes et rien ne peut jamais ébranler cela. Beaucoup de filles se comportent comme des semblables lorsqu’elles sont entre elles, pour finalement se positionner en rivales quand un garçon fait son apparition. Comme si le fait de ne pas être la plus désirable allait les dévaloriser. Je me souviens lorsque j’étais enfant et jeune adolescente, je n’étais pas hyper populaire à l’école et beaucoup de filles me détestaient… J’ignore pourquoi mais je passais beaucoup de temps à les visualiser et à leur envoyer de l’amour, peut-être je sentais déjà qu’elles étaient tout simplement en souffrance ? Je rêvais que nous soyons copines, et d’un endroit où nous puissions cohabiter entre filles, sans avoir besoin de nous rabaisser mutuellement pour nous sentir mieux…

La fille devient une femme lorsqu’elle n’entre plus en compétition avec les autres.

4/ Nous croyons que nous sexualiser nous donnera de l’importance

Malgré l’eveil des consciences qui est en cours, beaucoup d’entre nous pensent encore que le matériel que nous possédons définit la personne que nous sommes, que les objets que nous utilisons, les bijoux et les marques que nous portons, la richesse extérieure que nous exposons au regard de tous et notre corps que nous donnons en pâture, nous procure l’illusion d’exister.

Moi aussi, pendant de nombreuses années, j’ai mis toute mon énergie à plaire. Mais je me suis vite rendue compte qu’en réalité, trouver grâce aux yeux de tout le monde était non seulement épuisant, mais surtout impossible.

Nous et nous seules peuvent nous définir, notre apparence extérieure et ce que nous possédons ne pourront jamais le faire à notre place. Etre sexuellement attirante pour le sexe opposé n’a, d’autre part, rien à voir avec la valeur : cela ne fera jamais de nous une belle personne… Enfin, la richesse est intérieure, elle n’est pas matérielle ou physique. Elle se trouve à l’intérieur de notre coeur, source inépuisable d’amour et de bienveillance. 

5/ Notre impact sur le monde n’est pas notre priorité

Notre société est encore tellement auto-centrée que nous nous soucions bien peu de l’image négative que nous renvoyons aux enfants, aux hommes, aux autres femmes… Tout ce que nous cherchons est la valorisation ultime de notre ego, et nous nous entourons naturellement de personnes qui recherchent la même chose. Nous sommes devenues influençables et avons oublié que nous faisons parti d’un tout indissociable…

En tant que femme, nous bénéficions d’un pouvoir guérisseur que nous négligeons tristement… « Toute âme qui s’élève, élève le monde », disait Gandhi. Ce n’est que dans l’empathie, l’intégrité et l’amour que nous pouvons évoluer, et encourager l’évolution de ceux qui nous entourent. 

Tout ce que nous faisons et pensons, particulièrement si nous sommes une femme, a un impact visible sur le reste du monde. Tant que nous nous soucierons uniquement de notre petit succès personnel et agirons sans penser aux conséquences de nos actes, nous ne pourrons jamais activer le pouvoir de transformation qui veut éclore en nous. En tant que femme, nous nous devons de développer notre savoir féminin, qu’il soit pratique ou spirituel, et le transmettre aux générations suivantes…

6/ Nous n’avons pas compris le but des relations amoureuses

Lorsque, en tant que femmes, nous attirons des hommes qui nous manquons de respect, nous trahissons d’une certaine façon le manque de respect que nous avons à l’égard de nous-même. C’est la triste réalité que nous extériorisons, et tant que nous serons uniquement en quête d’une validation extérieure, nous ne pourrons pas changer cela…

Beaucoup d’entre nous sommes à ce point désespérées de trouver l’amour que nous sommes prêtes à nous offrir au premier qui nous manifestera de l’intérêt. Nous n’ont aucune idée de la personne avec qui nous voulons être (ou de simples caractéristiques physiques, des critères impermanents) et autorisons autrui à nous humilier parce que nous préférons encore être mal accompagnées plutôt qu’être seules.

En tant que femme, nous nous devons de cultiver notre monde, de vivre nos passions, de développer notre harmonie intérieure et là seulement, nous serons en mesure de rencontrer quelqu’un ayant des aspirations similaires ou complémentaires, qui nous traitera dignement. Une fois unis, nous hissons vers le haut mutuellement et atteindrons l’extases physique et émotionnelle. Tant que nous ne serons pas dans notre féminin sacré, nous fréquenterons des hommes qui nous bafoueront parce qu’ils ne seront pas dans leur masculin sacré non plus.

7/ Nous demeurons étrangères à la spiritualité

Quel que soit le chemin que nous nous sommes choisies, la vie est un travail intérieur, une remise en question permanente dont le but est, d’une façon ou d’une autre, dans cette vie ou la prochaine, l’éveil spirituel.

Lorsque nous vivons déconnectées du monde qui nous entoure, nous demeurons dans l’illusion totale, et laissons lentement mais sûrement notre lumière intérieure s’éteindre, devenant des épouses malheureuses qui blâment hommes, femmes et terre entière, sans réaliser que nous sommes les uniques responsables de la désolante réalité qui s’est manifestée à nos yeux.

Nous avons toutes un rôle bien défini dans ce monde, une légende personnelle, et chaque jour est une nouvelle occasion de devenir une meilleure personne. Notre beauté ne se voit pas dans le miroir, elle est bien plus subtile et parce qu’elle est faite de lumière, les années ne pourront jamais la ternir. Au contraire, elle s’épanouira avec le temps, en sagesse, bénie par la compassion, la gratitude, la créativité, la joie, la douceur… Et ce sont elles que nous devons cultiver.

Laissons donc tomber les masques, les conditionnements, et surtout les armes, pour que nous puissions accéder à la libération, l’harmonie, la guérison et que rayonne enfin notre énergie divine…

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