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Psycho

Les Addictions

« Je me souviens nettement que je fus soudain, sans aucune incitation de l’amour-propre, possédé par la soif du risque. Peut-être qu’après avoir passé par un si grand nombre de sensations l’âme ne peut s’en rassasier mais seulement s’en irriter et exige des sensations nouvelles, de plus en plus violentes, jusqu’à l’épuisement total. »

Fiodor Dostoïevski, Le joueur.

Addictologie et addictions

Si tu es ici, c’est probablement parce que tu veux comprendre ce qu’est vraiment une addiction, comment elle s’installe, et surtout comment reconnaître quand une consommation ou un comportement devient problématique. C’est une question essentielle, parce que l’addiction ne concerne pas seulement les substances : elle touche aussi les jeux, certains comportements répétitifs, et plus largement la capacité à garder le contrôle malgré les conséquences.

En pratique, l’addictologie est la discipline médicale qui étudie, prévient et prend en charge ces troubles. Elle s’intéresse à ce qui se passe dans le cerveau, mais aussi à la vie quotidienne : santé physique, souffrance psychique, relations familiales, travail, études, finances, sécurité. C’est ce qui fait toute sa complexité, mais aussi toute son utilité pour toi si tu te demandes où se situe la limite entre usage, excès et dépendance.

Le problème des addictions est un vrai enjeu de santé publique parce qu’elles sont responsables de nombreux accidents, maladies et morts prématurées chaque année : accidents de la route, cancers, broncho-pneumopathies, insuffisances coronariennes, hépatites, cirrhoses…

Les addictions concernent également tout le monde car elles renvoient à des dimensions propres de l’être humain et qui n’ont rien à voir avec la pathologie comme la recherche de bien-être, de plaisir ou de contact social. C’est précisément ce point qui piège souvent : au départ, la consommation ou le comportement peut sembler banal, festif, partagé, voire valorisé socialement. Puis, chez certaines personnes, le rapport au produit ou à l’activité change progressivement.

Pour prendre l’exemple de l’alcool qui est la substance la plus commune et acceptée, sa consommation même modérée représente un risque. Elle peut être épisodique et se produire uniquement dans des circonstances festives. Elle est souvent vécue positivement par l’individu et par le groupe. Pour la plupart des individus, il n’y aura pas de conséquences négatives significatives. Qu’est-ce qui va faire alors que certaines personnes vont « basculer » et adopter des comportements ou consommations qui vont mettre leur santé physique, psychique ou sociale en danger et pas d’autres?

La réponse tient à un ensemble de facteurs : vulnérabilités individuelles, contexte de vie, exposition répétée, souffrance émotionnelle, facteurs familiaux, environnement social, et mécanismes neurobiologiques. Dans les faits, on ne bascule presque jamais pour une seule raison. C’est souvent l’addition de plusieurs éléments qui finit par fragiliser le contrôle.

Les termes d’« addiction » et d’« addictologie » sont relativement récents comme concepts et discipline médicale. Ils se sont répandus en France – sous l’influence des pionniers français comme le Professeur Michel Reynaud – dans les dernières années du siècle dernier pour répondre à un besoin de ressembler diverses disciplines médicales qui s’intéressaient à ces « conduites ou consommations pathologiques ». Les avancées en neurobiologie montraient que les mécanismes de régulation intime du cerveau étaient similaires pour toutes les addictions.

L’essentiel a retenir : l’addiction n’est pas qu’une question de volonté ; c’est un trouble du contrôle qui peut toucher des substances ou des comportements.

  • Une addiction se reconnaît à la perte de contrôle malgré les conséquences.
  • Elle peut concerner l’alcool, les drogues, les médicaments, les jeux ou d’autres comportements.
  • Le cerveau apprend vite à rechercher la stimulation, surtout via la dopamine.
  • Le DSM-5 parle de trouble addictif quand il existe une souffrance ou une altération du fonctionnement sur 12 mois.
  • Les signes clés sont : craving, tolérance, sevrage et échec des tentatives d’arrêt.
  • La prise en charge repose souvent sur le médecin généraliste et les CSAPA.
  • Plus on agit tôt, plus il est facile de limiter les conséquences physiques, psychiques et sociales.

Le circuit de récompense

Les comportements addictifs stimulent des zones dans le cerveau que les psychiatres appellent le « circuit de récompense ». L’une des hypothèses est que l’addiction est basée justement sur un dérèglement du circuit de récompense. Dans ce circuit s’effectue en permanence une neurotransmission grâce à un neurotransmetteur que l’on appelle « la dopamine ».

Les comportements addictifs avec ou sans produit vont augmenter de manière dramatique, la transmission dopaminergique. Concrètement, cela veut dire que le cerveau reçoit un signal de récompense beaucoup plus intense que dans une situation habituelle. Si une personne consomme de l’alcool, par exemple, elle augmente le sentiment de bien-être véhiculé par la dopamine, entre autres médiateurs chimiques. Le cerveau enregistre alors très vite que ce comportement procure une sensation agréable.

Dans les faits, ce mécanisme explique pourquoi certaines substances ou activités deviennent si difficiles à arrêter. Plus le signal est fort, plus l’apprentissage est rapide. Le cerveau associe alors le produit ou le comportement à une récompense, à un soulagement, ou à une échappatoire. C’est souvent là que commence l’enchaînement : on ne cherche plus seulement le plaisir, on cherche aussi à éviter l’inconfort, le stress, l’ennui ou le manque.

La suite est importante à comprendre. Quand le taux de dopamine est augmenté de manière permanente, les neurones récepteurs “se défendent” en diminuant le nombre de récepteurs. Résultat : le cerveau devient moins sensible aux signaux de récompense ordinaires. Ce que cela change pour toi, c’est qu’il faut alors davantage de stimulation pour ressentir le même effet. C’est l’un des mécanismes qui pousse à augmenter les doses, la fréquence, ou l’intensité du comportement.

On arrive ainsi à un cercle vicieux : plus la personne consomme ou répète le comportement, plus le cerveau s’adapte, plus l’effet diminue, et plus le besoin de recommencer augmente. C’est pour cela qu’une addiction n’est pas un simple “excès”. C’est une dynamique qui s’auto-entretient.

Concrètement, cela peut se voir chez quelqu’un qui ne boit plus seulement en soirée, mais qui commence à anticiper la prochaine occasion, à penser régulièrement à l’alcool, à augmenter les quantités, ou à se sentir mal sans sa consommation habituelle. Le même schéma existe avec les jeux d’argent, les jeux vidéo, certaines pratiques sexuelles, ou l’usage compulsif du téléphone et des réseaux sociaux, même si les modalités diffèrent.

Sous le mot « addiction », on va pouvoir retrouver un ensemble de « conduites » ou de « pratiques » ou de « comportements » addictifs très différents. Il peut s’agir de conduites d’abus de substances psychoactives (c’est-à-dire de substances comme le tabac, l’alcool, les médicaments ou les drogues illicites). L’individu dans ce cas s’expose de par sa consommation à des conséquences somatiques ou sociales, mais ces dernières peuvent rester encore limitées et réversibles.

Cette addiction peut se référer aussi à des problèmes de dépendances liés aux produits avec des conséquences somatiques plus importantes.

L’addiction peut désigner également un comportement sans consommation de substance psychoactive, mais avec des conséquences similaires possibles au niveau somatiques, psychiques, familiales, sociales, professionnelles ou judiciaires : addiction aux jeux d’argents, aux jeux vidéo sur Internet, addictions sexuelles, à l’exercice physique, au travail, etc.

Aussi pour définir l’addiction, il était important de recourir à une définition large qui permette de comprendre et de rendre compte du phénomène dans sa globalité. Il est largement accepté aujourd’hui que l’addiction se caractérise par « l’impossibilité répétée de contrôler un comportement en dépit de ses conséquences négatives (physiques, psychiques, familiales, professionnelles, sociales et autres) ». C’est une définition vaste et qui se centre surtout sur les conséquences négatives d’un comportement pour un individu. L’addiction est un trouble de la conduite qui se traduit par une difficulté à contrôler et réguler son comportement et/ou sa consommation même si l’on est conscient du danger que représente ce dernier ou cette dernière.

Ce que cela implique dans la vraie vie

Dans la pratique, une addiction se repère rarement sur un seul signe. On constate souvent un faisceau d’indices : perte de contrôle, augmentation progressive, mensonges ou dissimulation, retentissement sur le quotidien, irritabilité quand on ne peut pas consommer, et tentatives d’arrêt qui ne tiennent pas. Si tu te reconnais dans plusieurs de ces points, il est utile de ne pas attendre que la situation s’aggrave.

Il faut aussi éviter une idée reçue très fréquente : “si je travaille encore, si je tiens mes obligations, alors ce n’est pas grave”. En réalité, beaucoup de troubles addictifs commencent justement par une phase où la personne compense encore. Le problème, c’est que cette compensation finit souvent par coûter de plus en plus d’énergie et fragilise l’équilibre général.

Définition des troubles liés à l’usage d’une substance

Tous les consommateurs d’alcool ne deviennent pas buveurs immodérés ou dépendants, ni les joueurs, des joueurs pathologiques. Alors où va se situer la ligne entre l’usage et le mésusage ? C’est une question centrale, parce qu’en addictologie la frontière n’est pas toujours nette. On ne parle pas seulement d’un produit, mais de son impact réel sur la vie de la personne.

Le DSM-5, dernière version du Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux de la Société Américaine de Psychiatrie (APA) – ouvrage de classification des maladies mentales qui fait référence pour les psychiatres – propose également une classification très large.

D’après cette nouvelle définition, peu importe le produit (ou la conduite), on parlera de trouble addictif dès qu’il y aura une altération du fonctionnement ou une souffrance clinique, observées sur une période de 12 mois.

Il n’y aura pas de distinction tranchée entre abus et dépendance. Ils se situent en quelque sorte dans un continuum. Autrement dit, on ne passe pas brutalement d’un usage “normal” à une dépendance sévère. Le trouble s’installe souvent progressivement, par étapes, avec des signes de plus en plus visibles.

Le trouble sera caractérisé ensuite suivant le nombre de critères qu’il présentera. Il pourra être léger (présence de 2 à 3 critères), modéré (4 à 5 critères) ou sévère (6 ou plus critères).

Dans la pratique, cette gradation est utile parce qu’elle évite de minimiser des situations déjà préoccupantes. Même un trouble léger peut mériter une prise en charge, surtout s’il touche la santé, le sommeil, le travail ou les relations. Plus on intervient tôt, plus on limite le risque d’installation durable.

Le trouble pourra entraîner :

  1. Une incapacité à remplir les obligations majeures (maison, travail, école) liée à l’utilisation répétée de la substance.
  2. L’abandon ou la réduction d’importantes activités sociales, occupationnelles ou loisirs toujours à cause de l’utilisation de la substance.
  3. Des problèmes interpersonnels ou sociaux persistants ou récurrents causés par la substance ou exacerbés par ses effets (avertissement au travail, dispute, bagarre, rupture amoureuse, etc.).
  4. Des situations physiquement dangereuses (prise de danger comme monter sur un échafaudage ou sur un toit ou prendre le volant sous l’emprise de l’alcool, du cannabis ou autres substances psychoactives).

Autres signes ou critères :

  1. La poursuite de la consommation malgré la connaissance de l’existence d’un problème physique ou psychologique persistant ou récurrent déterminé ou exacerbé par cette substance.
  2. La quantité que l’on consomme et le temps que l’on passe à consommer : la consommation de la substance se fera dans des quantités plus importantes ou pendant une période plus longue que prévue.
  3. Le désir persistant ou effort infructueux pour arrêter, diminuer ou contrôler l’utilisation d’une substance.
  4. Le temps considérable passé à des activités nécessaires pour se procurer, consommer une substance puis récupérer de ses effets.
  5. Les envies impérieuses ou obsédantes de consommer un produit (ou « craving » pour les spécialistes)

Derniers critères qui montrent que les difficultés appartiennent déjà plus à des phénomènes de dépendances non seulement psychiques mais également physiques :

  1. Le phénomène de tolérance qui se manifeste :
    • Par un besoin de quantité de plus en plus grande pour arriver à obtenir l’intoxication ou l’effet désiré.
    • Ou par des effets moindres lorsque justement la quantité n’est pas supérieure.
  2. Le syndrome de sevrage :
    • Différent suivant les substances ou les comportements.
    • La nécessité de consommer cette substance pour éviter ou au moins seulement soulager le syndrome de sevrage.

Dans cette échelle composée de 11 critères, au moins deux critères seront nécessaires pour pouvoir parler d’« addiction ».

Comment reconnaître les signaux d’alerte

Si tu hésites encore, pose-toi une question simple : est-ce que cette consommation ou ce comportement prend plus de place qu’avant, et est-ce qu’il commence à coûter quelque chose à ta santé, ton temps ou tes relations ? C’est souvent le meilleur point de départ pour réfléchir sans dramatiser, mais sans nier non plus.

Voici les signes qui doivent particulièrement attirer ton attention dans la vie quotidienne :

  • tu consommes ou tu répètes plus souvent que prévu ;
  • tu as déjà essayé de réduire sans y parvenir durablement ;
  • tu caches, minimises ou justifies davantage qu’avant ;
  • tu ressens de l’irritabilité, de l’angoisse ou un vide quand tu t’arrêtes ;
  • des conflits, un isolement ou des difficultés professionnelles apparaissent ;
  • tu continues malgré un impact négatif évident.

Dans la majorité des cas, ce n’est pas un seul symptôme qui alarme, mais l’accumulation. Et c’est précisément pour cela qu’il ne faut pas attendre un “effondrement” pour consulter.

La prise en charge des addictions

La prise en charge des addictions ne repose pas sur une seule solution magique. Elle s’adapte à la personne, au produit ou au comportement concerné, au niveau de gravité, à l’existence ou non d’une dépendance physique, et au contexte de vie. C’est un point important, parce que ce qui marche pour l’un ne sera pas forcément le bon point d’entrée pour l’autre.

En France, le pilier de la prise en charge des addictions est le médecin généraliste. Le médecin traitant est le spécialiste en médecine le plus proche du patient et celui qui le connaît le mieux. En cas de difficulté, il peut conseiller, soutenir et orienter.

Concrètement, c’est souvent la meilleure première étape si tu ne sais pas par où commencer. Le médecin généraliste peut faire le point sur les consommations, rechercher des complications, évaluer le niveau de risque, proposer un suivi, et t’orienter vers une structure spécialisée si nécessaire. Dans la pratique, cette première consultation permet souvent de sortir de l’isolement et de clarifier la situation sans jugement.

De plus, il existe dans tous les départements des structures médico-sociales, spécialisées, pluridisciplinaires nommées soit CSAPA (Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention des Addictions) ou dans certains endroits Maison des Addictions (exemple d’une Maison des Addictions ).

Les consultations dans ces structures sont gratuites et se font dans le respect de la confidentialité. Elles se dirigent aux consommateurs, mais aussi aux familles et aux proches. Elles offrent de simples informations, un accompagnement, des propositions de soins, de sevrage, ou de substitution en fonction des demandes et des besoins de chacun. On peut y trouver à la fois une aide sociale, éducative et thérapeutique.

La plupart des CSAPA propose aussi des consultations spécifiques pour les jeunes voire très jeunes consommateurs : Consultations Jeunes Consommateurs (CJC).

Ce que cela change pour toi, si tu es parent, proche ou concerné directement, c’est qu’il existe des portes d’entrée adaptées à chaque situation. On ne te demande pas d’avoir déjà “tout réglé” pour consulter. Au contraire, ces structures sont justement faites pour t’aider à comprendre où tu en es et quelles options sont réalistes.

On trouvera les informations à ce sujet à l’adresse suivante : http://www.drogues-info-service.fr/Tout-savoir-sur-les-drogues/Se-faire-aider/Les-Consultations-jeunes-consommateurs-CJC-une-aide-aux-jeunes-et-a-leur-entourage

La liste des différentes structures se trouve à l’adresse qui suit : http://www.drogues-info-service.fr/Tout-savoir-sur-les-drogues/Se-faire-aider/L-aide-specialisee

Erreurs fréquentes à éviter

  • attendre que la situation devienne “grave” avant de demander de l’aide ;
  • penser qu’il faut être totalement prêt pour consulter ;
  • croire qu’on peut toujours s’en sortir seul si les tentatives d’arrêt échouent déjà ;
  • confondre contrôle apparent et absence de trouble ;
  • réduire l’addiction à un manque de volonté alors qu’il s’agit d’un problème multifactoriel.

En pratique, plus l’accompagnement arrive tôt, plus il est simple d’éviter l’aggravation, les complications somatiques et l’isolement. C’est souvent là que se joue la différence entre une difficulté encore réversible et un trouble déjà installé.

Pour aller plus loin :

Pour des informations plus générales : Lien avec le site de la Fédération Française d’Addictologie : « les fondamentaux »

Pour des structures spécialisées et des adresses :

http://www.drogues-info-service.fr/Tout-savoir-sur-les-drogues/Se-faire-aider/L-aide-specialisee

Association Nationale de Prévention en Alcoologie et en Addictologie.

Court Métrage d’animation d’un réalisateur allemand Andreas Hykade « qui résume avec une simplicité glaçante le concept d’addiction » :

Pour avancer ensemble, suivez-nous !

FAQ

Qu’est-ce que l’addictologie ?

L’addictologie est la discipline médicale qui étudie, prévient et traite les addictions. Elle s’intéresse aux substances, aux comportements et à leurs conséquences sur la santé et la vie quotidienne. En pratique, elle aide à comprendre pourquoi la perte de contrôle s’installe et comment agir.

Quelle est la différence entre usage, abus et dépendance ?

La différence tient surtout au retentissement sur la vie de la personne. L’usage peut rester sans conséquence notable, alors que l’abus et la dépendance s’accompagnent de dommages, d’une perte de contrôle ou d’une souffrance. Dans le DSM-5, on parle plutôt de continuum que de frontière nette.

Comment savoir si je suis dépendant ?

Tu peux te poser la question si tu n’arrives plus à réduire, si tu consommes plus que prévu, ou si cela a déjà des conséquences sur ta santé, ton travail ou tes relations. Le craving, la tolérance et le sevrage sont aussi des signaux importants. Si plusieurs critères sont présents, il faut en parler à un professionnel.

Une addiction peut-elle exister sans produit ?

Oui, une addiction peut exister sans substance psychoactive. On parle alors par exemple de jeu pathologique, d’usage compulsif d’Internet, de jeux vidéo, ou d’autres comportements répétitifs. Le point commun reste la perte de contrôle malgré les conséquences négatives.

Pourquoi la dopamine est-elle importante dans l’addiction ?

La dopamine participe au circuit de récompense du cerveau. Quand un produit ou un comportement stimule fortement ce circuit, le cerveau l’associe très vite à une sensation de bien-être. À force de répétition, il s’adapte, ce qui pousse souvent à rechercher davantage de stimulation.

Quand faut-il consulter pour une addiction ?

Il faut consulter dès que la consommation ou le comportement devient difficile à contrôler ou commence à avoir un impact négatif. N’attends pas une complication grave pour demander de l’aide. Le médecin généraliste, un CSAPA ou une CJC peuvent être de très bons points d’entrée.

Le médecin généraliste peut-il aider en cas d’addiction ?

Oui, le médecin généraliste est souvent le premier professionnel à consulter. Il peut évaluer la situation, repérer les risques, proposer un suivi et orienter vers une structure spécialisée si besoin. C’est souvent la solution la plus simple et la plus rapide pour commencer.


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