Le regard qu’hommes et femmes portent sur leurs rapports amoureux est conditionné par les messages que véhicule leur environnement social. Ces représentations sur le rôle de chacun au sein d’une relation amoureuse peuvent favoriser l’émergence de la violence conjugale, mais aussi sa banalisation. Si tu es dans cette situation, comprendre ces mécanismes t’aide à repérer plus vite ce qui relève d’un conflit ordinaire et ce qui relève d’un contrôle, d’une domination ou d’une violence.
L’essentiel a retenir : la violence conjugale ne naît pas seulement d’un individu, elle s’appuie aussi sur des normes apprises très tôt.
- La socialisation sexuée influence les comportements amoureux et la tolérance à la violence.
- Les stéréotypes de genre peuvent renforcer la culpabilité des filles et l’impunité des garçons.
- Le romantisme, la jalousie et l’idée de sacrifice peuvent masquer des comportements abusifs.
- La pornographie peut banaliser la domination et brouiller les repères sur le consentement.
- La prévention doit commencer tôt, dès l’adolescence, avant que les habitudes violentes ne s’installent.
- Des programmes éducatifs existent pour promouvoir l’égalité, l’esprit critique et les relations non violentes.
SOCIALISATION ET VIOLENCE
L’éducation sexuée façonne garçons et filles différemment. Dans les faits, cela commence très tôt : dès la naissance, l’entourage interprète les comportements d’un bébé à travers des attentes différentes selon son sexe. À 48 heures, la fille est souvent jugée plus belle, jolie, délicate et petite, alors que le garçon est perçu comme robuste, fort et solide. Ce n’est pas anodin, parce que ces premières représentations orientent ensuite les réactions des adultes, les encouragements, les interdits et la manière dont l’enfant apprend à se percevoir lui-même.
Lorsqu’on fait entendre les cris d’un bébé enregistrés sur une bande magnétique, des étudiants jugent qu’il pleure parce qu’il est en colère s’il est identifié comme étant un garçon, et parce qu’il a peur si l’on pense qu’il s’agit d’une fille. On voit ici comment un même signal est interprété différemment selon le sexe attribué à l’enfant. Concrètement, cela montre que les émotions ne sont pas seulement ressenties : elles sont aussi lues à travers des stéréotypes. Ce biais a des effets durables, parce qu’il influence la manière dont on répond aux besoins de l’enfant.
La rétroaction fournie à l’enfant par l’enseignant lorsqu’il échoue à une tâche scolaire diffère selon le sexe. Pour le garçon, on alloue ses échecs à des aspects non intellectuels de son rendement (il chahute, etc.), alors que la fille reçoit davantage de commentaires sur ses déficits intellectuels. Dans la pratique, cela change beaucoup de choses : le garçon peut croire que son problème est comportemental et réversible, tandis que la fille risque d’intérioriser l’idée qu’elle est « moins capable ». À force, ces messages pèsent sur l’estime de soi et sur la manière d’aborder l’échec.
Les filles ont dès lors tendance à attribuer leurs échecs à un manque d’habileté (attribution interne) et leurs succès à la chance (attribution externe). Ce mécanisme est important, car il fragilise la confiance en ses compétences. Si tu rencontres ce problème, tu peux te retrouver à douter de ta légitimité, à minimiser tes réussites et à accepter plus facilement des situations où tu n’es pas respectée.
Sur un plan ludique, les jouets proposés aux filles sont de type plus domestique, favorisant davantage l’acquisition d’habiletés sociales ou coopératives, incitant moins à l’expérience avec le monde physique ou au déplacement dans l’espace. Autrement dit, on n’encourage pas les mêmes apprentissages. Les jouets et les activités ne sont pas neutres : ils entraînent à certains rôles et en découragent d’autres.
Mais ce qui est tacitement véhiculé par des jeux tels que des poupées correspond aux qualités qu’on souhaite valoriser chez les filles : prendre soin des autres, se dévouer, voire s’oublier, être compréhensive, ne pas être égoïste, ni agressive. Autant de qualités qui peuvent être utiles, bien sûr, mais qui deviennent problématiques lorsqu’elles sont présentées comme la norme exclusive. Dans ce cas, la petite fille apprend surtout à s’adapter aux autres, beaucoup moins à s’affirmer.
Autant de qualités préparant aux rôles de mère, d’épouse, ou encore de travailleuse sociale, d’infirmière, de bénévole… Cette orientation des attentes sociales n’est pas neutre : elle limite le champ des possibles et enferme parfois les filles dans des trajectoires où le soin aux autres passe avant leurs propres besoins.
Toutefois, une telle socialisation entraîne les filles à être au lieu de faire, à éprouver de la réticence à s’engager face aux situations nouvelles, à confiner leur environnement social autour de figures rassurantes et à centrer leur champ d’expérience autour de rôles domestiques. En pratique, cela peut freiner l’autonomie, la prise d’initiative et la capacité à poser des limites. Or, ces compétences sont essentielles pour reconnaître une relation malsaine et y mettre fin.
Or, une telle préoccupation des autres sclérose l’apprentissage d’une réelle autonomie et d’une estime de soi, prédisposant les femmes à l’acceptation des violences conjugales puisque toutes tournées vers le bien être d’autrui. En effet, une femme violentée peut hésiter à quitter son conjoint du fait qu’elle se sent responsable de son bonheur (« Mais comment va-t-il vivre tout seul? ») ou bien par manque de confiance en elle (peur d’être seule, crainte de ne pouvoir s’en sortir financièrement, etc.). Ce sont des freins très concrets, et ils expliquent pourquoi la sortie de la violence n’est pas seulement une question de volonté.
Les garçons, pour leur part, sont encouragés à être autonomes, forts, actifs. Ceci au détriment de la sphère émotionnelle : un garçon ne doit pas pleurer, ni avoir peur. Dans la majorité des cas, cette injonction à la dureté émotionnelle empêche de demander de l’aide, de nommer sa vulnérabilité et de reconnaître ses torts. Sur le terrain, on observe souvent que cela peut nourrir des comportements de contrôle, de domination ou d’agressivité dans le couple.
Cet interdit de communiquer librement ses sentiments ainsi que l’injonction à être fort, mais aussi le plus fort, peuvent conduire à la violence conjugale. Plus chacun des genres épousera les stéréotypes relatifs aux rôles sexués et plus l’émergence et le maintien de la violence conjugale seront rendus possibles. Le sentiment d’impuissance des filles et l’impunité des garçons face à la violence sont accentués par le fait que ces agissements ne sont pas condamnés, les filles portant la responsabilité de l’agression subie.
Quand les garçons se disent agressés par d’autres garçons, ils considèrent que c’est la situation qui est dangereuse (Les agresseurs sont par exemple trop nombreux). Mais quand les filles se font agresser, elles se considèrent toujours intrinsèquement plus faibles et sans défense. En outre, elles pensent qu’il est dans la nature des garçons d’être ainsi et qu’on n’y peut rien, sinon tenter de s’en protéger. La réponse faite par les adultes face à cette situation corrobore l’aspect prétendument inévitable de la violence au masculin. En effet, quand les filles viennent se plaindre des garçons à un enseignant homme, celui-ci répond : «Défendez-vous» et quand elles demandent assistance aux femmes, elles entendent «allez jouer plus loin!».
La seule façon de réagir est de protéger les filles ou de leur apprendre à se battre, et non d’agir directement auprès des auteurs de ces violences. Il en résulte un processus de victimisation (les filles sont par nature les victimes des garçons) ou de culpabilisation (si je prends des coups, c’est parce que je suis restée trop près). Dans la pratique, ce type de réponse entretient le problème au lieu de le résoudre, car il déplace la responsabilité sur la victime et laisse intact le comportement violent.
REPRESENTATIONS AMOUREUSES ET VIOLENCE CONJUGALE :
Les représentations que chacun des sexes se fait d’une relation amoureuse peuvent porter en germe des tactiques abusives ou, au contraire, une acceptation des comportements violents. Les femmes se pensent souvent responsables de la qualité de leur relation amoureuse, la famille étant le lieu privilégié de leur investissement. Ce que cela change, concrètement, c’est que la relation peut devenir un espace où l’on s’oublie pour sauver le couple, au lieu de s’y sentir respectée et en sécurité.
Si le succès du couple semble ainsi à certaines reposer sur leurs épaules, il est possible qu’elles se responsabilisent de la violence subie, éprouvant honte et culpabilité. Un certain code romantique favorise également l’acceptation de la violence conjugale. C’est un piège fréquent : plus la relation est idéalisée, plus il devient difficile de voir qu’elle est en train de devenir toxique.
Ainsi, pour certaines, aimer, c’est être capable de donner sans rien demander en retour, et donc de vivre une relation inégalitaire centrée sur le bien être d’un seul des deux partenaires. Le mythe du partenaire unique et irremplaçable, prédestiné entre tous, ne permet pas non plus de développer des alternatives à la violence telles que de changer de partenaire. Dans la réalité, croire qu’il faut absolument « sauver » une relation peut retarder une mise à distance pourtant nécessaire.
L’idée que l’amour est plus fort que tout invite également à penser que la violence sera vaincue par un attachement amoureux inconditionnel. C’est une idée reçue dangereuse, parce qu’elle fait passer la patience, le pardon ou le sacrifice avant la protection de soi. Si tu hésites encore, retiens qu’un amour sain ne demande pas de supporter l’humiliation, la peur ou le contrôle.
Par ailleurs, la pression sociale d’être en couple, fort importante à l’adolescence, entraîne souvent une tolérance des agressions subies. Outre le fait d’être dans la norme en étant deux, l’idée même de vivre l’amour est capitale : «Avant d’être en amour avec quelqu’un, ils sont en amour avec l’amour», comme il peut être dit au Québec. Cette pression est très puissante, parce qu’elle pousse parfois à rester avec quelqu’un par peur d’être seul, plutôt que par désir réel de vivre une relation équilibrée.
Enfin, une majorité d’adolescentes voit dans la jalousie une preuve d’amour, bien qu’elle soit aussi considérée comme étant une cause majeure de violence. On peut alors craindre que la violence soit vue comme une expression de l’amour, et qu’il faut endurer pour être aimée. Dans la pratique, la jalousie n’est pas une marque d’attachement sain : c’est souvent un signal de contrôle, de surveillance ou de possessivité.
La sexualité cristallise les différences d’attitude des hommes et des femmes face à l’amour. Alors que pour une majorité des filles, amour et sexualité vont de pair, pour une majorité des garçons, on n’est pas obligé d’aimer sa partenaire pour avoir des relations sexuelles avec elle (61% des filles contre 38% des garçons disent avoir été amoureux lors du premier rapport sexuel). Cette divergence montre que les attentes ne sont pas les mêmes et qu’elles peuvent créer des malentendus lourds de conséquences.
Cette divergence culturelle serait justifiée par un ancrage dit naturel : la sexualité féminine serait intrinsèquement liée aux sentiments alors que la sexualité masculine répondrait à un besoin physique, parfois incontrôlable. Les femmes pourraient alors être responsables de la violence sexuelle subie, n’ayant pu éviter l’excitation de leur partenaire : un homme sexuellement excité doit être sexuellement satisfait. Cette logique est dangereuse, car elle inverse la responsabilité et brouille la notion de consentement.
La pornographie, élément déterminant dans l’apprentissage sexuel des adolescent-e-s, alimente les comportements violents tout en leur donnant une connotation positive (usage consensuel de la violence). Apprennent-ils dans la pornographie que la violence consensuelle est la norme dans les relations sexuelles ou bien qu’on peut user de violence non consensuelle car c’est au fond ce que la partenaire désire (même si une fille dit non, elle le veut secrètement) ? Cette confusion entre jeu sexuel, domination et absence de consentement peut avoir des effets très concrets sur les comportements.
Cette érotisation et banalisation de l’agression, mettant en scène la domination des femmes, n’est-elle pas une invitation à la violence ? En effet, beaucoup de jeunes hommes évoquent les scénarios pornographiques pour justifier leurs demandes abusives. Parce que les filles sont souvent ignorantes de leurs propres désirs et de ce qui est ou non légitime lors d’un rapport, sachant seulement que le sexe a quelque lien avec l’amour, elles peuvent penser que cette violence qu’on leur inflige est l’expression des sentiments amoureux.
Les garçons, quant à eux, en calquant leur sexualité sur les rapports performants et phallocentrés que la pornographie met en scène, ne sont à l’écoute ni de leurs propres désirs, ni de ceux de leurs partenaires. Cette emphase sur la virilité empêche de véritablement rejoindre l’autre, avec le risque de le violenter. En pratique, cela crée des rapports où la performance prend le dessus sur l’écoute, le respect et l’accord mutuel.
L’éducation sexuée et les représentations amoureuses qui en découlent peuvent être des éléments déterminants conduisant à la violence conjugale. Ceci a un coût élevé pour les femmes, mais aussi pour les hommes. Les premières ne peuvent acquérir une pleine autonomie et une véritable estime de soi car trop souvent tournées vers les autres. Les seconds s’aliènent dans un rôle les condamnant à être non seulement forts, mais aussi les plus forts, au détriment de tout principe d’égalité.
LA PREVENTION : UN ENJEU STRATEGIQUE
L’adolescence est une période d’apprentissage et de recherche d’identité. Le jeune expérimente les modèles qui l’entourent. C’est précisément pour cela que cette période est stratégique : ce qui est appris à ce moment-là peut s’installer durablement dans la manière d’aimer, de gérer les conflits et de poser ses limites.
C’est une période de fragilité, avec une distanciation des valeurs jusqu’alors connues. L’expérience amoureuse est nouvelle dans leur vie et elle peut être une occasion de consolider ou de transformer les comportements appris. Dans la pratique, un premier couple n’est jamais « anodin » : il sert souvent de laboratoire relationnel, pour le meilleur comme pour le pire.
La violence infligée ou subie durant les premières relations est souvent la prémisse à de futurs abus. Il est donc primordial de l’enrayer AVANT qu’elle ne soit renforcée par l’habitude et qu’elle ne პროგresse dans le cycle de la violence, passant d’atteintes psychologiques à des violences physiques. C’est pourquoi il faut intervenir tôt, avant que le contrôle, l’isolement ou les humiliations ne deviennent des normes relationnelles.
Il est donc fondamental de proposer des modèles de relations amoureuses non violentes. Concrètement, cela veut dire montrer ce qu’est une relation égalitaire : respect du consentement, liberté de penser, autonomie, droit au désaccord, absence de chantage affectif et absence de surveillance.
PROGRAMMES QUEBECOIS DE LUTTE CONTRE LE SEXISME
Il existe différents types de programmes, visant plus ou moins directement à agir sur les violences au sein du couple. Ils ont pour objectif : l’acquisition d’habiletés prosociales et de résolution des conflits, la promotion des rapports égalitaires entre garçons et filles, la prévention du sexisme dans les vidéoclips, et la prévention de la violence dans les relations amoureuses des jeunes. Dans la majorité des cas, ces programmes sont plus efficaces lorsqu’ils combinent plusieurs leviers plutôt que lorsqu’ils se limitent à un simple rappel moral.
L’acquisition d’habiletés prosociales et de résolution des conflits : Ils visent à diminuer et à prévenir les comportements violents, chez les enfants de maternelle et de primaire, en développant des habiletés prosociales et en apprenant des méthodes pacifiques de résolution des conflits. Un travail est notamment fait sur les émotions (ce qu’on ressent et comment on l’exprime) ainsi que sur l’estime de soi. En pratique, cela aide l’enfant à dire ce qu’il ressent sans agresser, à demander de l’aide et à comprendre qu’un conflit peut se régler sans domination.
La promotion des rapports égalitaires entre garçons et filles : Leurs objectifs sont de contrer le sexisme et de proposer des modèles sexués non traditionnels, et ce afin que les enfants se sentent autorisés à adopter des conduites moins stéréotypées. Les thèmes peuvent être les jeux dans la cour et les jouets, les filles dans les sports, les comportements en classe, le partage des tâches au sein du couple parental, la promotion de modèles féminins ou masculins illustres présentant des qualités intéressantes, en montrant que celles-ci peuvent appartenir à l’un ou l’autre sexe, ainsi que les loisirs ou les métiers non traditionnels. Ce type d’action élargit concrètement le champ des possibles.
Certains de ces programmes s’adressent au personnel enseignant afin de les sensibiliser sur la question, alors que d’autres concernent directement les enfants de maternelle ou de primaire. Le processus de développement de l’identité sexuée de l’enfant, tributaire de son âge, est prise en compte. C’est essentiel, car on ne parle pas de la même manière à un enfant de maternelle et à un adolescent : le message, le vocabulaire et les exemples doivent être adaptés.
La prévention du sexisme dans les vidéoclips : Partant du constat que les jeunes regardent beaucoup les vidéoclips, des programmes tels que « Clippe mais clippe égal! » se proposent de montrer les valeurs sexistes et la violence que de telles productions véhiculent. Ces programmes ont pour objectifs de développer l’esprit critique des jeunes par rapport au sexisme et à la violence dans les vidéoclips, et d’encourager la contribution de la jeunesse dans la lutte contre le sexisme et la violence. En pratique, l’idée n’est pas de diaboliser les médias, mais d’apprendre à les lire avec distance.
La prévention de la violence dans les relations amoureuses des jeunes : Outre le dépistage et l’intervention en situation de crise, ces programmes visent à questionner les jeunes sur leurs représentations et leurs comportements dans le cadre d’un rapport amoureux. Ces programmes sont là aussi adaptés à l’âge du public ciblé : axés sur la violence psychologique dans les premières relations des 13-15 ans, ils abordent la violence physique et sexuelle chez les jeunes plus âgés. Cette progressivité est importante, parce qu’elle colle à la réalité des situations rencontrées.
VIRAJ est le programme le plus connu. Ayant pour public cible les jeunes de 14-15 ans, il livre le message qu’exercer un contrôle sur son ou sa partenaire au détriment de son développement est incompatible avec l’amour. Dans une relation de couple égalitaire, les partenaires ont les mêmes droits et disposent de la même liberté d’agir et de penser. Axé sur la violence psychologique, il joue un rôle stratégique puisque celle-ci est première dans l’escalade de la violence. Ce sont des programmes pour certains aisément adaptables à la France avec des animations vivantes. Sont traités les thèmes suivants : le contrôle de l’apparence physique, le contrôle des relations sociales du partenaire par la possessivité, le contrôle par le chantage émotif et l’atteinte à la réputation.
LIEUX D’INTERVENTIONS POSSIBLES
-> EDUCATION NATIONALE: – CONVENTION DU 28 FEVRIER 2000 (a l’avantage d’être mixte). – Pair Aidant
-> STRUCTURES RECEVANT DES JEUNES DANS UN CADRE EXTRASCOLAIRE – MISSIONS LOCALES (dans le cadre de leur action en faveur de l’insertion sociale. Jeunes de + de 15 ans). – FÉDÉRATION DÉPARTEMENTALE DES CENTRES SOCIAUX (Avec haltes garderies, activités culturelles et sportives en direction des jeunes). – FÉDÉRATION DES ŒUVRES LAIQUES – C.R.O.U.S., MÉDECINE PRÉVENTIVE UNIVERSITAIRE, MUTUELLES ÉTUDIANTES – MAISON DE LA JEUNESSE ET DE LA CULTURE CENTRES DE VACANCES => JEUNESSE ET SPORT (mais la prévention ne fait pas partie de leurs actions prioritaires). – LIEUX DE FORMATION POUR ANIMATEURS ET MONITEURS => JEUNESSE ET SPORT – P.J.J. – ASSOCIATIONS DE QUARTIERS => JEUNESSE ET SPORTS, POLITIQUE DE LA VILLE
-> AUTRES : – C.C.P.D. – Contrats locaux de sécurité – Groupes de parole parents/enfants, R.A.A.P. – LES MEDIAS : radios s’adressant aux jeunes, journaux, sites Web
Mais, au-delà des institutions, cela reste une question de rencontre avec la personne qui sera sensibilisée à la question et qui aura envie d’agir en ce sens. Concrètement, un bon programme ne suffit pas à lui seul : il faut aussi des relais humains, des adultes formés et un cadre qui autorise la parole.
QUEL ROLE PEUVENT AVOIR LES ASSOCIATIONS SPECIALISEES DANS LES VIOLENCES CONJUGALES ? Si leur activité principale est d’agir auprès des femmes déjà confrontées aux violences et qui sont au stade de chercher de l’aide, elles peuvent toutefois avoir un rôle à jouer de par leur analyse du phénomène et leur approche globale de la violence. Leur expertise est précieuse, car elles savent repérer les mécanismes de contrôle, la peur, l’isolement et l’escalade des violences. Elles peuvent donc contribuer à la prévention, à la formation et à l’orientation des personnes concernées.
COMMENT ADAPTER CES PROGRAMMES A LA FRANCE ?
Adapter ces programmes à la France suppose de partir des réalités locales : âge du public, contexte scolaire, ressources associatives, formation des intervenants et articulation avec les dispositifs existants. Dans la pratique, il faut éviter le copier-coller. Un programme efficace est un programme contextualisé, lisible par les jeunes, et porté par des adultes capables d’ouvrir un vrai espace de parole.
FAQ
Comment adapter ces programmes A LA FRANCE ?
Adapter ces programmes à la France suppose de tenir compte du système éducatif, des âges ciblés et des acteurs déjà présents sur le terrain. Il faut aussi former les intervenants et prévoir des contenus compatibles avec les réalités culturelles et institutionnelles locales.

