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Santé

Traitements du mélanome : définition, cause, symptômes, traitement

À un stade précoce (c’est-à-dire, tant qu’il ne s’est pas étendu), le mélanome peut d’ordinaire être traité au moyen d’une intervention chirurgicale destinée à retirer les cellules cancéreuses, ainsi que certains tissus environnants. Lorsque le cancer a gagné les ganglions lymphatiques voisins, il peut être nécessaire de procéder également à une ablation.

Lorsque le cancer s’est étendu à d’autres organes, le traitement est plus difficile. À ce stade, le mélanome est incurable et le traitement vise à réduire la tumeur et à limiter les symptômes. Néanmoins, de nouvelles découvertes et avancées en matière de traitement destiné à guérir les cas les plus graves de mélanome interviennent régulièrement.

Options de traitement :

  • chirurgie ;
  • chimiothérapie ;
  • immunothérapie ;
  • radiothérapie ;
  • biopsie de ganglion sentinelle.

Chirurgie

La chirurgie est souvent la première étape du traitement du mélanome. Elle peut impliquer l’ablation de la tumeur, ainsi que, lorsqu’il y a lieu, de certains tissus environnants. Une fois les cellules cancéreuses retirées, il est possible qu’aucun autre traitement ne soit nécessaire. Dans de nombreux cas, lorsqu’il s’agit d’un mélanome de faible épaisseur, l’intervention peut avoir lieu dans le cabinet du médecin ou en chirurgie ambulatoire. L’ablation, qui peut avoir lieu dans le cabinet du médecin, suppose l’anesthésie de la zone concernée, suivie d’une ablation chirurgicale destinée à retirer le mélanome.

Chimiothérapie

La chimiothérapie est fréquemment employée comme méthode complémentaire de traitement, après une intervention chirurgicale, dans le cas des mélanomes les plus avancés. Administrée oralement, localement ou par une veine, les médicaments utilisés dans la chimiothérapie tuent les cellules cancéreuses.

La chimiothérapie est mise en œuvre par cycles entre des périodes de repos. L’American Cancer Society indique que la chimiothérapie est moins efficace contre le mélanome que contre d’autres types de cancer. Le traitement peut toutefois contribuer à soulager certains symptômes lorsque la maladie a atteint un stade avancé.

La chimiothérapie tuant aussi bien des cellules normales que des cellules cancéreuses, il arrive qu’elle ait des effets secondaires, et notamment :

  • la perte de cheveux ;
  • des nausées/vomissements ;
  • une perte d’appétit ;
  • de la fatigue ;
  • des diarrhées ;
  • l’apparition fréquente d’ecchymoses (dues au faible nombre de plaquettes dans le sang) ;
  • un risque accru d’infection.

Les études consacrées aux avantages des médicaments anti-angiogéniques (catégorie de médicaments conçue pour empêcher la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, ce qui réduit l’alimentation des cellules cancéreuses), se poursuivent. Toujours considérés comme expérimentaux, ces médicaments paraissent prometteurs du point de vue de la lutte contre le mélanome.

Immunothérapie (thérapie biologique)

L’immunothérapie implique l’utilisation de traitements à base de protéines, tels que l’interféron, destinés à renforcer le système immunitaire ; elle peut être utilisée en combinaison avec d’autres traitements. Ainsi, dans le cas des patients présentant un mélanome épais, il peut sembler que les cellules cancéreuses ont été complètement éliminées par la chirurgie, alors qu’elles perdurent sous forme de traces symboliques. Pour éviter que les cellules cancéreuses ne se diffusent, une injection de protéines destinée à renforcer le système immunitaire est utilisée pour empêcher les cellules restantes de se développer.

Radiothérapie

La radiothérapie est rarement utilisée pour traiter la tumeur originale ; le plus souvent, elle cible les nodules lymphatiques proches, après une intervention chirurgicale, pour prévenir la réapparition du cancer. Cette forme de traitement est également employée pour éliminer les symptômes douloureux dus à l’extension du cancer dans le corps. Les effets secondaires incluent la fatigue, des nausées et des vomissements. Ils disparaissent d’ordinaire à la fin du traitement.

Biopsie de ganglion sentinelle

La détection précoce du mélanome est cruciale pour guérir la maladie. Lorsque le mélanome a gagné les ganglions lymphatiques ou d’autres organes, il est plus difficile à traiter. Avant le début de la décennie 90 et l’introduction de la biopsie de ganglion sentinelle, les patients avaient le choix entre deux options : l’ablation complète des ganglions lymphatiques ou l’observation d’une angoissante période d’attente. La première option n’allait pas sans problèmes de santé graves. Des complications telles que la tuméfaction de tissus et des pertes de sensation figuraient au nombre des effets secondaires potentiels de l’ablation des ganglions lymphatiques, procédure inutile pour de nombreux patients. Selon l’institut national américain du cancer (National Cancer Institute, NCI), le nombre de patients requérant une ablation totale des ganglions lymphatiques est demeuré relativement faible et représente seulement 20 % des patients atteints de mélanome . Il va sans dire que la seconde option n’était pas non plus très populaire.

L’innovation a conduit à la biopsie de ganglion sentinelle, introduite par le Dr Donald Morton, du John Wayne Cancer Institute (JWCI). Cette nouvelle procédure permettait aux médecins d’examiner les ganglions sentinelles afin de déterminer les mesures à prendre par la suite. Un rapport du NCI basé sur les conclusions de l’étude de 1992 du Dr Morton indique que les ganglions sentinelles situés à proximité sont retirés dans leur totalité uniquement lorsqu’il a été établi qu’ils étaient cancéreux . Même s’il reste encore beaucoup à apprendre, cette nouvelle technologie fait progresser les phases de diagnostic du mélanome, ainsi que la conception d’un plan de traitement. En identifiant et en retirant les ganglions sentinelles des patients, les médecins peuvent déterminer s’il est nécessaire de procéder à l’ablation de tous les ganglions sentinelles. Les résultats d’une étude de suivi conduite par JWCI sont parus dans le numéro de septembre 2006 du New England Journal of Medicine. Les chercheurs ont conclu que la biopsie des ganglions sentinelles était une méthode valide de détermination de l’extension du mélanome aux ganglions lymphatiques, ce qui a permis d’améliorer de manière significative les taux de survie des patients.

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