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Santé

Électroconvulsivothérapie : définition, cause, symptômes, traitement

L’électroconvulsivothérapie (ECT) sert à traiter certaines maladies mentales. Lors de ce traitement, on fait passer un courant électrique précis dans le cerveau du patient pendant un temps prédéfini afin de provoquer une attaque convulsive. L’intervention est le plus souvent utilisée pour traiter les patients chez qui les médicaments ou la psychothérapie ont échoué.

On l’appelle aussi parfois traitement par électrochoc.

Utilisation

Elle est le plus souvent utilisée comme solution de dernier recours pour les pathologies suivantes :

  • trouble bipolaire : Ce trouble de l’humeur est caractérisé par une période intense d’énergie et d’allégresse (phase maniaque) suivie d’une dépression profonde.
  • trouble dépressif majeur : Il s’agit d’une maladie mentale fréquente. Les patients souffrent de fréquentes humeurs dépressives et d’un manque d’estime de soi. Il se peut aussi qu’ils n’aiment plus participer aux activités qu’ils avaient l’habitude d’apprécier.
  • schizophrénie : Cette maladie psychiatrique provoque de la paranoïa, des hallucinations et du délire.

Efficacité

Efficacité

Selon un article publié dans le Journal of the Royal Society of Medicine, 83 % des patients déprimés n’ayant pas réagi à d’autres traitements ont constaté une amélioration après l’ECT. (Hughes et al) De plus, les patients traités à l’ECT ont un taux de rémission de 49 %. Ce taux de rémission peut être comparé à celui des patients prenant des médicaments, qui est de 21 à 30 %.

La raison pour laquelle l’ECT est si efficace n’est pas claire. Certains chercheurs pensent qu’elle aide à rectifier un déséquilibre du système des messagers chimiques dans le cerveau. Une autre théorie est que la crise ainsi provoquée réinitialise le cerveau d’une certaine façon.

À l’heure actuelle, l’AMA (l’association médicale américaine) et le NIMH (l’institut national de santé mentale) soutiennent l’utilisation de l’ECT. Cependant, l’ECT a connu un parcours tortueux qui lui a valu le statut de traitement figurant parmi les plus controversés de la psychiatrie moderne.

Antécédents

Antécédents

Quand l’ECT a été inventée dans les années 1930, elle était connue sous le nom de traitement par électrochoc . Cette intervention n’a pas mis longtemps à avoir mauvaise réputation. Au début de son utilisation, les patients souffraient régulièrement de fractures de la mâchoire et de blessures connexes pendant le traitement. Il n’existait pas à l’époque de relaxants musculaires pour contrôler les violentes convulsions provoquées par l’ECT.

Dans la pratique moderne de l’ECT, les courants électriques sont administrés plus prudemment. Le patient reçoit aussi un sédatif pour réduire le risque de blessure. Irving M. Reti, professeur adjoint de psychiatrie à la faculté de médecine de Johns Hopkins University, affirme que l’ECT est de loin le traitement le plus efficace qui existe à l’heure actuelle contre la dépression . Elle aide 85 % des patients profondément dépressifs sur lesquels les médicaments n’ont pas d’effets (Reti).

Types

Il y a deux formes principales d’électroconvulsivothérapie : unilatérale et bilatérale.

Pour l’ECT bilatérale, des électrodes sont placées de chaque côté de la tête. Le traitement affecte le cerveau entier.

Pour l’ECT unilatérale, une électrode est placée sur le dessus de la tête, et l’autre sur la tempe droite. Ce traitement n’affecte que le côté droit du cerveau.

Certains hôpitaux utilisent des pulsions ultracourtes pendant l’ECT. Elles durent moins d’une demi-milliseconde, alors que la pulsion standard dure une milliseconde. On pense que les pulsions plus brèves aident à empêcher la perte de mémoire.

Intervention

Pour vous préparer à l’ECT, vous devez cesser de manger et de boire pendant une période précisée. Il faudra aussi peut-être modifier vos médicaments. Le médecin vous dira comment vous préparer.

Le jour de l’intervention, vous serez mis sous anesthésie générale et recevrez des relaxants musculaires par voie intraveineuse. Ces médicaments empêchent les convulsions. Vous vous endormirez avant l’intervention et ne vous en souviendrez pas ultérieurement.

Un médecin posera deux électrodes sur votre cuir chevelu. Il fera passer un courant électrique contrôlé entre les électrodes. Ce courant provoquera une crise convulsive (un changement temporaire dans l’activité électrique du cerveau) qui durera entre 30 et 60 secondes.

Pendant l’intervention, le rythme cardiaque et la tension artérielle seront surveillés. Pour les interventions en consultation externe, vous rentrerez généralement chez vous le jour même.

La plupart des gens tirent des avantages de l’ECT parfois après seulement huit à 12 séances étalées sur une période de trois à six semaines. Après le traitement, certains patients ont besoin d’effectuer une séance d’entretien une fois par mois.

Avantages

Avantages

L’ECT est efficace pour beaucoup de patients qui n’ont pas réagi aux médicaments ou à la psychothérapie. Elle produit généralement moins d’effets secondaires que les médicaments.

L’ECT soulage rapidement les symptômes psychiatriques. Les accès maniaques ou dépressifs peuvent se résoudre après seulement un ou deux traitements, contrairement aux nombreux médicaments qui prennent des semaines avant d’agir. C’est pourquoi l’ECT peut être particulièrement bénéfique pour les patients suicidaires, psychotiques ou catatoniques.

Elle peut être utilisée sans danger sur les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies cardiaques.

Effets secondaires

Les effets secondaires qui y sont associés sont rares et généralement modérés. Ils peuvent comprendre :

  • maux de tête ou douleurs musculaires pendant les heures suivant le traitement
  • confusion, peu de temps après le traitement
  • perte de mémoire à court terme, pouvant durer quelques semaines
  • fréquence cardiaque irrégulière (rare)

L’ECT peut être mortelle, mais les décès sont extrêmement rares. Seule une personne sur 10 000 (estimation) meurt des suites de l’ECT. (Reti) Ce taux est bien inférieur au taux de suicide chez les patients atteints de dépression profonde, qui s’élève à 15 %. (All About Depression.com)

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