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Santé

Mesures d’urgence en cas de perte de conscience : définition, cause, symptômes, traitement

Il y a perte de conscience lorsqu’une personne ne répond plus aux stimuli, comme si elle dormait, alors qu’en réalité il s’agit d’une urgence médicale. Cela peut durer quelques secondes, comme lors d’un malaise ou d’un évanouissement, ou bien plus longtemps. Dans tous les cas, si la personne ne réagit pas aux appels ni aux secousses, il faut agir vite, car sa respiration peut aussi être compromise.

L’essentiel a retenir : une perte de conscience est toujours un signal d’alerte, surtout si la personne ne répond plus du tout.

  • Si la personne ne réagit pas, considère la situation comme une urgence.
  • Vérifie d’abord la respiration, puis appelle les secours sans attendre.
  • Une perte de connaissance peut venir d’un malaise, d’un traumatisme, d’une intoxication ou d’une crise.
  • Si la personne respire, mets-la sur le dos et surveille-la de près.
  • Si elle ne respire pas, commence la réanimation si tu es formé.
  • Les causes les plus fréquentes sont l’hypoglycémie, l’hypotension, la déshydratation et les problèmes cardiaques.
  • Plus l’intervention est rapide, meilleur est le pronostic.

Causes

La perte de conscience survient quand le cerveau ne reçoit plus assez d’oxygène, de sang ou de glucose, ou quand il est perturbé par une lésion, une crise ou une intoxication. Concrètement, cela signifie que la personne peut cesser de répondre brutalement, sans forcément avoir le temps d’expliquer ce qu’elle ressent.

Dans la pratique, il faut distinguer deux grands cas : la perte de conscience brutale et prolongée, qui fait immédiatement penser à une urgence grave, et l’évanouissement bref, souvent réversible, mais qui peut aussi cacher un problème sérieux.

Les causes les plus courantes d’une perte de conscience sont les suivantes :

  • un accident automobile ;
  • une perte de sang importante ;
  • un choc au thorax ou à la tête ;
  • une overdose de drogue ;
  • un empoisonnement alcoolique.

Une personne peut aussi perdre conscience brièvement lorsqu’un changement soudain perturbe l’organisme. C’est ce qu’on observe souvent lors d’un malaise vagal, d’une chute de tension ou d’un manque de sucre. Ce que cela change pour toi, c’est qu’un « simple malaise » ne doit jamais être banalisé si la personne tombe, se blesse ou reste confuse après coup.

Les causes les plus courantes d’une perte de conscience temporaire sont les suivantes :

  • faible taux de sucre dans le sang ;
  • hypotension ;
  • syncope, quand le cerveau est privé d’un afflux sanguin ;
  • déshydratation ;
  • problèmes liés au rythme cardiaque ;
  • syncope neurologique due à une crise, un AVC ou un accident ischémique transitoire ;
  • déformations ;
  • hyperventilation.

En pratique, si tu es dans cette situation, retiens surtout ceci : une perte de conscience peut être bénigne dans certains cas, mais elle peut aussi être le premier signe d’un problème vital. C’est pour cela qu’il faut toujours rechercher la cause, surtout si la personne a des antécédents cardiaques, du diabète, une consommation d’alcool ou de drogues, ou un traumatisme récent.

Signes

Avant une perte de conscience, il existe souvent des signes annonciateurs. Les reconnaître peut permettre d’éviter une chute ou de déclencher les secours plus tôt. Dans la majorité des cas, la personne se plaint d’abord d’un malaise, puis son état se dégrade rapidement.

Symptômes indiquant qu’une perte de conscience est imminente :

  • inaptitude soudaine à répondre ;
  • troubles de l’élocution ;
  • rythme cardiaque élevé ;
  • confusion ;
  • vertiges et sensation de faiblesse.

Concrètement, si tu vois quelqu’un devenir pâle, tituber, parler de façon incohérente ou se plaindre d’un voile noir devant les yeux, il faut l’asseoir ou l’allonger immédiatement. Cela limite le risque de chute et permet d’observer plus facilement son état.

Les erreurs fréquentes à éviter : laisser la personne debout « pour voir si ça passe », lui donner à boire si elle est déjà somnolente, ou attendre trop longtemps avant d’appeler les secours. Si elle ne répond plus normalement, il faut passer à l’étape suivante sans hésiter.

Soins d’urgence

Si tu vois qu’une personne a perdu conscience, l’objectif est simple : vérifier si elle respire, protéger ses voies respiratoires et appeler les secours. Ce sont les gestes qui comptent vraiment dans les premières minutes.

  • Vérifie si la personne respire. Si c’est le cas, allonge-la sur le dos.
  • Surélève ses jambes d’au moins 30 cm au-dessus du sol.
  • Dessers les vêtements trop serrés ou les ceintures.
  • Vérifie que les voies respiratoires ne sont pas obstruées.
  • Vérifie à nouveau si la personne respire, tousse ou bouge. Ce sont des signes de circulation. En leur absence, commence une réanimation jusqu’à l’arrivée des secours.

Dans la pratique, si la personne respire mais reste inconsciente, il faut la surveiller en continu. Si elle vomit ou si sa langue gêne la respiration, il faut sécuriser les voies aériennes dès que possible. Ce que cela implique, c’est qu’une personne inconsciente ne doit jamais être laissée seule, même si elle semble « aller mieux » au bout de quelques secondes.

Instructions pour la réanimation

La réanimation cardiorespiratoire, ou RCP, est utilisée lorsque la personne ne respire plus ou lorsque son cœur semble s’être arrêté. Si tu n’es pas formé, les compressions thoraciques seules sont déjà très utiles et peuvent sauver une vie en attendant les secours.

Avant d’entamer la réanimation, demande à haute voix : « Ça va ? ». Si la personne ne répond pas, commence immédiatement.

  • Place la personne sur le dos sur une surface ferme.
  • Mets-toi à genou à côté du cou et des épaules de la personne.
  • Place le talon de la main au centre de la poitrine, pose l’autre main dessus et entrelace les doigts. Garde les coudes tendus et les épaules au-dessus des mains.
  • En utilisant le poids de ton corps, appuie sur la poitrine d’au moins 3,5 cm pour un enfant et 5 cm pour un adulte. Relâche ensuite la pression. Répète ce geste jusqu’à 100 fois par minute.

Il est recommandé de réserver les insufflations aux personnes formées, car un mauvais geste peut être moins efficace ou retarder les compressions. Si tu n’as pas été formé, fais uniquement des compressions thoraciques jusqu’à l’arrivée des urgences.

Si tu as reçu une formation aux premiers secours, bascule la tête en arrière et soulève le menton pour dégager les voies respiratoires.

  • Pince le nez pour le fermer et couvre sa bouche avec la tienne pour créer un contact hermétique.
  • Administre deux insufflations d’une seconde et observe si la poitrine se soulève.
  • Continue en alternant 30 compressions thoraciques et 2 insufflations jusqu’à l’arrivée des secours ou jusqu’à ce que la personne montre des signes de reprise.

Si tu hésites encore, retiens une règle simple : ne perds pas de temps à chercher une cause exacte sur place. D’abord tu vérifies la respiration, ensuite tu protèges, puis tu appelles de l’aide. C’est cette priorité qui fait la différence dans les faits.

Traitement

Le traitement dépend entièrement de la cause. Si la perte de conscience est liée à une hypotension, le médecin peut administrer un médicament injectable pour faire remonter la tension. Si elle est due à une hypoglycémie, la personne devra recevoir du sucre ou une injection de glucose.

Dans les cas plus graves, il faut traiter la cause elle-même : arrêter un saignement, corriger une intoxication, prendre en charge une crise, ou stabiliser une lésion. Concrètement, cela veut dire qu’une perte de conscience n’est pas un diagnostic en soi, mais le symptôme d’un problème qu’il faut identifier rapidement.

Toutes les lésions ou blessures susceptibles d’être responsables de la perte de conscience seront corrigées dans un établissement hospitalier, par chirurgie ou par un autre traitement adapté. Si la personne a chuté, s’est cognée ou a été victime d’un accident, il faut penser aux traumatismes associés même s’ils ne sont pas visibles au premier regard.

Complications

Une perte de conscience prolongée peut avoir des conséquences graves, surtout si l’oxygénation du cerveau a été interrompue. Plus la durée est longue, plus le risque de séquelles augmente.

Les complications potentielles liées à une perte de conscience de longue durée incluent notamment :

  • un coma ;
  • des lésions cérébrales ;

Si une réanimation cardiorespiratoire t’a été administrée, il est possible que tu aies des côtes cassées ou fracturées à cause des compressions. Cela peut impressionner, mais dans la pratique, ces blessures sont souvent acceptées si elles ont permis de sauver la vie. Le médecin pourra demander une radiographie du thorax et traiter les fractures avant la sortie de l’hôpital.

Un étouffement peut aussi survenir pendant la perte de conscience. Les voies respiratoires peuvent être bloquées par des aliments ou des liquides. Sans traitement rapide, cette situation peut devenir mortelle, ce qui explique pourquoi la surveillance de la respiration est la première priorité.

Pronostic

Le pronostic dépend de la cause de la perte de conscience, de sa durée et de la rapidité de la prise en charge. Dans la majorité des cas, plus l’intervention est précoce, plus les chances de récupération sont bonnes.

Ce que cela change pour toi, c’est qu’un malaise bref avec récupération rapide n’a pas le même pronostic qu’une perte de connaissance prolongée après un traumatisme ou une intoxication. Si la personne ne revient pas à elle rapidement, ou si elle présente des signes anormaux après le réveil, il faut consulter en urgence.

FAQ

Qu’est-ce qu’une perte de conscience ?

Une perte de conscience est l’arrêt temporaire ou prolongé de la réponse aux stimuli. La personne ne réagit plus aux sons, aux appels ni aux secousses. C’est une urgence si elle ne se réveille pas rapidement ou si elle ne respire pas normalement.

Quelles sont les causes les plus fréquentes d’une perte de conscience ?

Les causes les plus fréquentes sont l’hypoglycémie, l’hypotension, la déshydratation, les troubles du rythme cardiaque, les traumatismes, l’overdose et l’intoxication alcoolique. Certaines causes sont bénignes, mais d’autres sont potentiellement mortelles. Il faut donc toujours évaluer la respiration et l’état général.

Comment savoir si une personne inconsciente respire encore ?

Tu peux le vérifier en observant le thorax, en écoutant la respiration et en sentant l’air expiré. Si la poitrine ne se soulève pas ou si la respiration est absente ou anormale, il faut agir immédiatement. En cas de doute, considère la situation comme grave.

Que faire en premier si une personne perd connaissance ?

La première chose à faire est de vérifier si la personne respire. Ensuite, appelle les secours et protège-la en l’allongeant si elle respire. Si elle ne respire pas, commence la réanimation si tu es formé, ou fais uniquement des compressions thoraciques.

Faut-il mettre une personne inconsciente sur le dos ?

Oui, si elle respire, il faut généralement l’allonger sur le dos pour l’évaluer et surveiller sa respiration. Si elle vomit ou si ses voies respiratoires sont menacées, il faut adapter la position pour éviter l’étouffement. L’objectif reste toujours de garder les voies aériennes dégagées.

Quand faut-il faire un massage cardiaque ?

Il faut faire un massage cardiaque si la personne ne respire pas ou si sa respiration est anormale et qu’elle ne reprend pas connaissance. Les compressions thoraciques doivent commencer sans attendre l’arrivée des secours. Si tu n’es pas formé, les compressions seules sont déjà utiles.

Une perte de conscience peut-elle être grave même si elle dure peu de temps ?

Oui, même une perte de conscience brève peut révéler un problème sérieux. Une syncope peut cacher un trouble cardiaque, un AVC, une hypoglycémie ou un traumatisme. Si la personne a des symptômes inhabituels après coup, il faut consulter rapidement.

Quels sont les risques après une perte de conscience prolongée ?

Les risques principaux sont le coma, les lésions cérébrales et l’étouffement. Des fractures peuvent aussi survenir si une réanimation a été pratiquée. Plus la prise en charge est rapide, plus le risque de complications diminue.


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