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Santé

Complications et traitements : définition, cause, symptômes, traitement

Des complications peuvent survenir au cours de la grossesse pour de nombreuses raisons possibles. Dans certains cas, c’est l’état de santé général de la mère qui est en cause ; dans d’autres cas, de nouveaux problèmes surviennent en raison des changements corporels et hormonaux associés à la grossesse. On compte parmi les complications les plus fréquentes :

La fausse couche

La fausse couche est un échec de la grossesse survenu au cours des 20 premiers mois de grossesse. Les causes d’une fausse couche ne sont pas toujours connues. La majorité des fausses couches surviennent au cours du premier trimestre (les 13 premiers mois de grossesse). Des anomalies chromosomiques peuvent empêcher le développement normal de l’ovule fécondé. D’autres types de problèmes liés au système reproducteur de la mère peuvent rendre difficile le développement d’un fœtus normal.

La fausse couche est parfois appelée avortement spontané car le corps évacue le fœtus à peu près de la même manière qu’un avortement artificiel. Le signe le plus courant de fausse couche est un saignement vaginal anormal.

Autres symptômes possibles :

  • Douleurs abdominales basses et crampes.
  • Disparition des symptômes de la grossesse, nausée matinale par exemple.

La plupart des fausses couches ne nécessitent pas d’intervention chirurgicale. Lorsqu’une fausse couche survient au cours de 12 premières semaines, les tissus vont souvent se dissoudre ou disparaître spontanément sans qu’une autre intervention ne soit nécessaire. Certaines patientes devront prendre des médicaments ou subir une petite intervention au cabinet du médecin pour aider le passage des tissus.

La grossesse extra-utérine

La grossesse extra-utérine survient lorsqu’un ovule fécondé s’implante hors de l’utérus. L’ovule s’implante généralement dans l’une des trompes de Fallope. En raison de l’exiguité et de l’absence de tissus nutritifs à cet endroit, le fœtus ne peut pas s’y développer normalement. La grossesse extra-utérine peut provoquer une forte douleur et entraîner des lésions du système reproducteur de la mère. La grossesse extra-utérine est une affection potentiellement mortelle. Lorsque le fœtus continue de grandir, il risque de provoquer la rupture de la trompe de Fallope et de causer une hémorragie sévère (saignement interne).

Dans une grossesse extra-utérine, le fœtus n’est pas viable. Un traitement chirurgical et médicamenteux est nécessaire, ainsi qu’une observation de très près du système reproducteur par un gynécologue. Les causes de la grossesse extra-utérine sont notamment l’endométriose (maladie entraînant le développement de tissus cellulaires comme ceux de l’utérus dans d’autres endroits du corps) et la lésion des trompes de Fallope liée à une maladie sexuellement transmissible.

Le diabète gestationnel

Le diabète gestationnel est une forme de diabète diagnostiquée en cours de grossesse. Un diagnostic de diabète gestationnel signifie que certaines complications devront être prises en charge au cours de la grossesse et que vous avez un risque accru d’avoir du diabète. Comme les autres types de diabète, le diabète gestationnel résulte d’une incapacité de l’organisme à produire de l’insuline en quantité suffisante. Chez la plupart des femmes, le diabète gestationnel ne s’accompagne d’aucun symptôme visible.

Si la majorité des femmes souffrant de diabète gestationnel accouchent d’un bébé en bonne santé, cette complication peut néanmoins accroître les risques de macrosomie chez le nouveau-né (corps plus grand que la normale). Autres risques pour la santé du bébé :

  • jaunisse
  • syndrome de détresse respiratoire de l’adulte
  • taux anormalement faible de minéraux dans le sang
  • hypoglycémie

Le diabète gestationnel est traité par des changements dans l’alimentation et un contrôle régulier de la glycémie ; la prise d’insuline pourra également être nécessaire. L’objectif est de maintenir la glycémie de la mère à un niveau normal pendant le reste de la grossesse afin de garantir la santé de la mère et du fœtus.

Insuffisance du col de l’utérus

Le fœtus en formation exerce une pression continue sur le col de l’utérus de la femme enceinte. Dans certains (rares) cas, la pression devient trop forte pour le col, et celui-ci commence à s’ouvrir avant que le fœtus ne soit suffisamment mature pour naître. Les femmes ayant eu une insuffsance du col lors d’une précédente grossesse ou ayant subi une intervention chirurgicale du col courent un risque plus important.

Les symptômes sont souvent très diffus et vagues. En réalité, la plupart de femmes ayant une insuffisance du col ignorent complètement que le col est en train de s’amincir et/ou de rétrécir. La caractéristique principale de cette complication est qu’elle n’est pas douloureuse. Cependant, certaines femmes se plaignent malgré tout d’une sensation de pression ou de légères crampes.

L’insuffisance du col est diagnostiquée en mesurant la longueur du col de l’utérus par échographie. Le traitement pourra inclure l’alitement, la prise de suppositoires vaginaux de progestérone hormonale ou une intervention appelée cerclage. Le cerclage est une petite intervention au cours de laquelle un fil solide est placé autour du col de l’utérus pour le renforcer et le maintenir fermé.

Le traitement de l’insuffisance du col dépendra de nombreux facteurs, notamment la longueur du col, l’âge gestationnel et la façon dont se sont passées les éventuelles grossesses antérieures.

L’hématome rétroplacentaire

L’hématome rétroplacentaire survient lorsque le placenta se décolle entièrement ou partiellement de l’utérus avant l’accouchement. Ce décollement empêche le fœtus de recevoir les aliments et l’oxygène nécessaires. L’hématome rétroplacentaire survient le plus souvent au cours du troisième trimestre de la grossesse. Les symptômes courants sont un saignement vaginal, des contractions et une douleur abdominale.

Les causes de l’hématome rétroplacentaire sont incertaines. On pense qu’un choc peut provoquer une lésion du placenta. L’hypertension peut aussi affecter le lien entre le placenta et l’utérus.

Plusieurs facteurs augmentent les risques d’hématome rétroplacentaire. Les femmes enceintes souffrant d’hypertension courent un risque fortement accru d’avoir un hématome rétroplacentaire. C’est le cas des problèmes d’hypertension non liés à la grossesse (hypertension chronique) comme des problèmes liés à la grossesse tels que la toxémie (pré-éclampsie).

La probabilité de l’hématome rétroplacentaire dépend largement du nombre de grossesses antérieures et de leur déroulement. Plus vous avez eu de bébés, plus le risque l’hématome rétroplacentaire est important. Il est également important de noter que si vous avez souffert d’un hématome rétroplacentaire, vous avez environ une chance sur 10 d’en avoir un lors de la prochaine grossesse.

D’autres facteurs de risque sont notamment :

  • le tabagisme
  • la consommation de stupéfiants (en particulier amphétamines et cocaïne)

Le placenta praevia (localisation anormalement basse du placenta)

Le placenta praevia est une complication rare de la grossesse qui survient lorsque le placenta s’attache à la partie la plus basse de la paroi utérine, recouvrant partiellement ou entièrement le col. Lorsqu’elle survient, c’est généralement au cours du second ou du troisième trimestre.

En revanche, il arrive fréquemment que la placenta soit bas en début de grossesse. Ce phénomène sera observé par le médecin, mais il arrive souvent que le placenta retrouve son emplacement normal sans aucune intervention.

La placenta praevia devient une problème sérieux au second ou au troisième trimestre, où il peut provoquer d’abondants saignements vaginaux. S’il n’est pas soigné, le pleacenta praevia peut causer des hémorragies assez massives pour entraîner un choc chez la mère ou même la mort. Heureusement, la majorité des cas sont détectés suffisamment tôt pour être adéquatement traités.

Insuffisance ou excès de liquide amniotique

Le liquide amniotique emplit l’utérus pour protéger le fœtus des chocs. Il permet aussi de stabiliser la température intra-utérine. Une quantité insuffisante (oligoamnios) ou excessive (polyhydramnios) de liquide amniotique fait obstacle à certaines fonctions de l’utérus.

Une insuffisance de liquide amniotique peut empêcher le fœtus de développer ses muscles, membres et poumons normalement, et affecter son système digestif.

La plupart de cas d’excès de liquide amniotique sont bénins et ne provoquent pas de problèmes. Dans certains cas rares, un excès de liquide amniotique peut causer la rupture des membranes amniotiques, un hématome rétroplacentaire, un travail et un accouchement prématurés ou une hémorragie post-partum.

L’absence ou l’excès de liquide est généralement observé au cours du deuxième trimestre, lorsque le fœtus commence à s’entraîner à la respiration et à téter le liquide amniotique. Dans les cas d’insuffisance du liquide amniotique, une solution saline pourra être injectée dans le sac amniotique pour réduire les risques de compression ou de blessure des organes du fœtus pendant l’accouchement.

Dans les cas d’excès de liquide amniotique, des médicaments pourront aider à diminuer la production de liquide. Dans certains cas, une amnioréduction, une intervention visant à évacuer le trop-plein de liquide, pourra être nécessaire. Dans les deux cas (excès ou insuffisance de liquide amniotique), si ces traitements échouent, un accouchement déclenché ou une césarienne pourra être nécessaire.

La pré-éclampsie

La pré-éclampsie est une maladie caractérisée par une hypertension et un haut nivreau de protéines dans les urines. Les médecins ne sont pas sûrs des causes de la pré-éclampsie. La pré-éclampsie varie en gravité – dans les cas graves, les symptômes peuvent être les suivants :

  • maux de tête sévères
  • vision floue ou perte momentanée de la vision
  • douleur au haut de l’abdomen
  • nausée
  • vomissements
  • vertige
  • urinations moins fréquentes
  • brusque prise de poids
  • gonflement du visage et des mains

Si vous souffrez de maux de tête sévères, d’une vision brouillée ou de fortes douleurs abdominales, contactez immédiatement votre médecin ou rendez-vous aux urgences immédiatement.

Chez la plupart des femmes, la pré-éclampsie n’affecte pas la santé du bébé. Cependant, dans certains cas, la pré-éclampsie – en particulier sous sa forme grave et en début de grossesse – peut bloquer l’arrivée du sang dans le placenta. La pré-éclampsie peut entraîner de graves complications chez la mère comme chez le bébé. Ces complications peuvent être les suivantes :

  • développement ralenti
  • faible poids à la naissance
  • accouchement prématuré
  • problèmes respiratoires chez le bébé
  • hématome rétroplacentaire
  • HELLP syndrome
  • éclampsie

L’accouchement est le seul moyen de traiter la pré-éclampsie. Cependant, les symptômes de la pré-éclampsie peuvent être traités par des médicaments et en s’alitant. L’alitement peut permettre de réduire la tension artérielle et d’augmenter la circulation du sang vers le placenta. Dans beaucoup de cas, des anti-épileptiques seront prescrits car les convulsions sont des complications fréquentes et graves pour la mère et le bébé. Des médicamens contre l’hypertension sont parfois prescrits pour réduire la tension artérielle, ainsi que des costicostéroïdes pour assister le développement des poumons du fœtus er les préparer à un accouchement prématuré.

Le travail prématuré

Le travail est considéré comme prématuré lorsqu’il commence entre la 20ème et la 37ème semaine de grossesse. Traditionnellement, le diagnostic est établi lorsque les contractions utérines régulières sont accompagnées soit d’une dilatation (ouverture), soit d’un effacement (amincissement) du col de l’utérus.

La majorité des cas d’accouchements prématurés surviennent spontanément ; cependant, plus d’un quart des naissances prématurées résultent d’une décision volontaire de déclencher l’accouchement avant terme. Ces cas de figure sont généralement associés à des complications chez la mère ou le fœtus ; pour les traiter au mieux, il est souvent conseillé de provoquer l’accouchement, même si la grossesse n’est pas encore arrivée à terme.

Un accouchement prématuré requiert des soins médicaux rapides, pouvant viser à interrompre ou à reporter le travail et l’accouchement. Les femmes qui éprouvent des symptômes de travail prématuré pourront être alitées ou placées sous médicaments afin d’interrompre les contractions ; un grand nombre de femmes dans cette situation finissent d’ailleurs par accoucher à terme.

Il existe de nombreux facteurs de risque pouvant provoquer le travail et l’accouchement prématurés, notamment :

  • tabagisme
  • soins prénatals insuffisants
  • avortements répétés
  • accouchements prématurés
  • insuffisance du col de l’utérus
  • fibromes utérins
  • infection des voies urinaires et autres infections

La thrombose veineuse

La thrombose veineuse est un caillot de sang qui se développe généralement dans une veine de la jambe. Les femmes courent le risque de développer une thrombose veineuse pendant la grossesse et l’accouchement, mais en particulier après l’accouchement. La coagulation du sang est accentuée pendant l’accouchement, et il arrive que la dilatation de l’utérus rende difficile le retour du sang des membres inférieurs vers le cœur. Les caillots se forment le plus souvent près de la surface, tandis que la thrombose veineuse profonde, beaucoup plus dangereuse, est heureusement plus rare.

Facteurs de risque :

  • antécédents de thrombose dans la famille
  • être âgée de plus de 30 ans
  • avoir eu trois accouchements ou plus
  • être restée alitée
  • surpoids
  • avoir subi une césarienne antérieurement

Autres complications moins fréquentes :

La grossesse molaire

La grossesse molaire est un anomalie du placenta, caractérisée par la formation dans l’utérus, après la fécondation, d’une masse anormale à la place d’un embryon normal. Également appelée maladie trophoblastique gestationnelle ou môle hydatiforme, la grossesse molaire est rare, elle survient dans une grossesse sur 1000 aux États-Unis.

Il existe deux types de grossesse molaire : complète et partielle. La grossesse molaire complète survient lorsque les spermatozoïdes ont fertilisé un ovule vide (on parle également de môle hydatiforme). Le placenta va grandir et produire l’hormone de grossesse HCG, mais il n’y a pas de fœtus à l’intérieur. La grossesse molaire partielle survient lorsqu’il se forme une masse contenant à la fois des cellules anormales et un embryon avec des malformations graves. Dans ce cas, le fœtus sera rapidement écrasé par la masse anormale en formation.

La grossesse molaire requiert un curetage immédiat puis un suivi attentif car la môle peut recommencer à se développer ou même se transformer en cancer.

Le syndrome d’alcoolisation fœtale

Le syndrome d’alcoolisation fœtale survient lorsque des déficiences mentales et des malformations physiques se développent chez le fœtus parce que la mère a consommé de l’alcool pendant la grossesse. Il a été démontré que l’alcool, traversant le placenta, peut entraîner des retards de croissance et des lésions du cerveau. Plus de 40 000 bébés naissent chaque année aux États-Unis avec des complications liées à l’alcool.

Le syndrome HELLP

Le syndrome HELLP (hémolyse, augmentation des enzymes hépatiques et numération plaquettaire faible) est une maladie caractérisée par des anomalies au foie et dans le sang. Le syndrome HELLP peut se manifester seul ou en combinaison avec une pré-éclampsie. Les symptômes fréquents sont la nausée, des douleurs gastro-intestinales, des maux de tête et de fortes démangeaisons. Le traitement du HELLP nécessite généralement un accouchement immédiat, car il comporte des risques accrus de graves complications chez la mère, notamment des lésions permanentes du système nerveux, des poumons et des reins.

L’éclampsie

L’éclampsie survient lorsqu’une pré-éclampsie a progressé et attaque le système nerveux central, entraînant des convulsions. C’est une affection très grave qui peut être fatale pour la mère et le bébé si elle n’est pas traitée. Cependant, avec des soins prénataux adéquats, il est très rare qu’une pré-éclampsie (qui se traite mieux) aboutisse à une éclampsie.

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